Protection du patrimoine mondial



Keywords: protection du patrimoine mondial
Description: certains des sites inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial, riches en diversité biologique, sont menacés. Leur protection est devenue une priorité Il y a environ un an,

certains des sites inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial, riches en diversité biologique, sont menacés. Leur protection est devenue une priorité

Il y a environ un an, je me suis rendu dans cinq des parcs nationaux inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial pour décerner des médailles aux gardiens de ces parcs. Il s’agissait pour moi de les remercier d’aller « tout simplement » travailler chaque jour. Ce qui n’avait rien d’exceptionnel, à ceci près que ces gardes n’étaient pas payés et travaillaient en République démocratique du Congo (RDC) -- pays qui a connu deux guerres civiles majeures depuis 1996 et où il demeure impossible d’instaurer un processus de paix viable.

Malgré les dangers auxquels ils étaient exposés, ces gardiens ont risqué leur vie pour protéger les parcs nationaux de Virunga, Garamba, Kahuzi et Salonga, ainsi que la Réserve de faune à okapis, et plus de 50 d’entre eux ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions. Les cinq sites en question sont inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial en danger, en raison des menaces qui pèsent sur leur diversité biologique. Un afflux massif de réfugiés a entraîné une déforestation et des actes de braconnage incontrôlés. Tout au long du conflit, les gardiens ont tenu bon car ils souhaitaient préserver les sites pour les générations futures.

La cérémonie de remise des médailles faisait partie d’une mission de dix jours menée par une équipe du Projet pour la conservation de la diversité biologique dans les régions touchées par les conflits armés. protéger le patrimoine naturel mondial de la. Ce projet, d’un coût de 4,2 millions de dollars, a vu le jour en 2000, à l’initiative de la Fondation des Nations Unies (FNU). et sa mise en œ:uvre a été assurée au premier chef par la Fondation, l’UNESCO et les autorités de RDC, ainsi que par le Fonds des Nations Unies pour les partenariats internationaux.

Depuis 1999, la FNU assure la promotion de la Convention pour la protection du Patrimoine mondial, culturel et naturel. Dans le cadre de la mise en œ:uvre de ses programmes consacrés à la diversité biologique, la Fondation se concentre uniquement sur la conservation des sites inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial au titre de leurs richesses naturelles, en particulier dans des zones recelant une importante diversité biologique. En novembre dernier, à l’occasion du 30e anniversaire de la Convention, la Fondation et Conservation International ont annoncé la constitution d’un partenariat pour la conservation du patrimoine mondial doté d’un budget de 15 millions de dollars sur trois ans. des ressources seront mobilisées afin que plusieurs sites puissent bénéficier de mécanismes de financement viables, tels que des fonds d’affectation spéciale.

Depuis trente ans, la Convention constitue un outil précieux dans le cadre des activités visant à protéger des écosystèmes uniques dotés d’une riche diversité biologique. Les pays signataires s’engagent à protéger leur patrimoine naturel et culturel, que les sites figurent ou non sur la Liste du Patrimoine mondial, à renforcer leur législation en matière de protection de l’environnement et à concevoir des plans de gestion qui assurent la préservation et la protection de la diversité biologique de leurs zones naturelles, ainsi que la promotion du développement durable.

La viabilité du patrimoine mondial est garante de sa survie, mais aussi de la crédibilité des efforts menés à cette fin. Par définition, la conservation n’est pas une activité à court terme, limitée à un an ou deux, aussi les 176 pays signataires de la Convention se sont-ils embarqués pour une mission au long cours. Ils ont promis de faire en sorte que leur patrimoine naturel soit intégré à la vie locale et que sa protection relève de programmes de planification d’ensemble. Ils ont accepté de créer des unités de gestion de ce patrimoine au sein de leurs gouvernements respectifs, de mettre en place des lois visant à le préserver et de prendre des mesures tant préventives que curatives pour lutter contre les dangers qui menacent les aires protégées. Ils se sont engagés à mettre en place des centres nationaux ou régionaux de formation à la protection, à la conservation et à la présentation de leur héritage culturel et national, ainsi qu’à encourager la recherche scientifique dans ce domaine. Ils s’apportent un appui mutuel.

L’inscription d’un site sur la Liste du Patrimoine mondial n’est qu’un premier pas. Il est alors examiné de près par l’ensemble de la communauté responsable du patrimoine mondial – les Etats parties et leurs gouvernements ; les gestionnaires des sites ; le Comité du patrimoine mondial et ses organes consultatifs. l’Union mondiale pour la nature (UICN) pour les sites naturels, le Conseil international des monuments et des sites pour les sites culturels, ou les deux le cas échéant.

Les responsabilités sont partagées. Ceux qui vivent à proximité ont une obligation de protection du site vis-à-vis de la communauté locale, mais aussi internationale. En retour, la communauté internationale aide la population locale et les gouvernements dans cette entreprise. Les pays pauvres, souvent dotés de la diversité biologique la plus riche, requièrent presque toujours la coopération et l’assistance d’autres pays pour désigner, enregistrer et préserver les sites. Le Centre contribue à faciliter cette coopération.

Le courage et l’engagement envers des idéaux et des principes peuvent contribuer à préserver le patrimoine mondial pour les générations futures

Depuis peu, nous examinons de plus près les océans et les côtes, qui n’ont pas reçu jusqu’ici l’attention qu’ils méritaient. Une protection est assurée à 0,5 % seulement des zones côtières et marines de la planète et seuls neuf sites naturels figurent sur la Liste du Patrimoine mondial pour leurs caractéristiques marines. Nous organisons ateliers et projets pilotes afin que de nouveaux sites marins soient désignés.

Les pillages, la guerre, la destruction délibérée, la pollution industrielle, l’urbanisation incontrôlée, l’extraction minière, la spéculation foncière, le développement touristique sans limite et les catastrophes naturelles continuent d’avoir des répercussions sur le Patrimoine mondial. Trente-cinq sites (18 culturels et 17 naturels) sont actuellement inscrits sur la Liste du Patrimoine mondial en danger établie par l’UNESCO, dont plusieurs parcs nationaux tels que le parc national des Everglades (Etats-Unis), le parc national des montagnes de Rwenzori (Ouganda) et le parc national d’Ichkeul (Tunisie). Cette liste a pour objet d’attirer l’attention du monde sur la nécessité de renforcer leur protection. Inscrits sur cette liste, ils bénéficient généralement de mesures nationales plus efficaces et d’un financement international accru.

Grâce à la coopération et à l’engagement de ses signataires, la Convention a servi de fondement juridique à plusieurs campagnes de sauvegarde internationales. Dans les années 1990, l’équilibre biologique délicat des îles Galapagos (Equateur) était menacé par la surpêche et l’introduction d’espèces végétales et animales exotiques. Le Comité du Patrimoine mondial a envisagé d’ajouter ces îles à la Liste du Patrimoine mondial en danger, mais le Gouvernement équatorien a réagi sans attendre. en 1998, il a promulgué une loi spéciale sur les Galapagos pour améliorer la conservation de ces îles et des eaux qui les entourent.

En 1999, la communauté du Patrimoine mondial a fait campagne contre un plan qui visait à développer une saline à l’échelle commerciale dans le dernier lagon intact où les baleines grises du Pacifique viennent mettre au monde leurs petits, Laguna San Ignacio. Situé dans la baie d’El Vizcaino (péninsule de Baja California, Mexique), il abrite de nombreuses espèces menacées. Le Comité du Patrimoine mondial a informé le Gouvernement mexicain de ces menaces et ce dernier a refusé l’expansion des salines.

Au cours des quarante dernières années, le Congrès mondial sur les parcs s’est efforcé d’attirer l’attention du monde sur l’importance que revêt la protection des milieux naturels. Malheureusement, il faut souvent que survienne une catastrophe pour que des mesures concrètes soient prises. Or le déclin des ressources de la planète fait désormais bel et bien figure de catastrophe.

C’est pourquoi nous devons hisser le drapeau rouge en faveur de la protection de la diversité biologique. Nous avons besoin que nous rejoignent d’autres défenseurs de cette cause, passionnés et talentueux. Surtout, nous avons besoin d’hommes et de femmes qui suivent l’exemple des gardiens de parc congolais, qui ont montré combien le courage et l’engagement envers des idéaux et des principes peuvent contribuer à préserver le patrimoine mondial pour les générations futures

754 sites figurent actuellement sur la Liste du Patrimoine mondial. 582 pour leur valeur culturelle ; 149 pour les richesses naturelles qu’ils recèlent ; et 23 à ces deux titres. La moitié environ des sites naturels ont été retenus pour la valeur exceptionnelle de leur diversité biologique. Les Orientations devant guider la mise en œ:uvre de la Convention du patrimoine mondial précisent que les sites en question « contiennent les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation ».






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